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Yeux secs : comprendre la sécheresse oculaire et la soulager

Personne se frottant doucement les yeux devant un écran d’ordinateur, lumière de fin de journée, ambiance de bureau

Une question sur votre vue ? Prenez rendez-vous ou appelez le 01 43 43 77 56 — Vision 12, Paris 12ᵉ.

En bref : avoir les yeux secs, ce n’est pas seulement manquer de larmes. C’est aussi, souvent, avoir des larmes de moins bonne qualité, qui s’évaporent trop vite et protègent mal la surface de l’œil. Les écrans, l’âge, les lentilles et l’air climatisé aggravent le phénomène. Quelques gestes simples soulagent au quotidien ; mais une gêne qui dure, ou une douleur, imposent l’avis d’un ophtalmologiste. Voici comment y voir clair.

Qu’est-ce que la sécheresse oculaire, au juste ?

Un déséquilibre du film de larmes, en quantité ou en qualité. Selon l’Assurance Maladie, la sécheresse oculaire survient quand « la quantité et/ou la qualité des larmes est insuffisante ». Ce détail change tout : on peut produire assez de larmes, mais si elles s’évaporent trop vite, l’œil reste sec. Ces larmes forment un film protecteur étalé à chaque clignement des paupières. C’est pourquoi cligner régulièrement est le geste d’hydratation le plus naturel qui soit, et le premier que les écrans nous font oublier.

Quelles sont les causes des yeux secs ?

Elles se combinent souvent, et l’âge arrive en tête. L’Assurance Maladie indique que le vieillissement est la cause la plus fréquente : environ 15 % des plus de 60 ans sont concernés. À cela s’ajoutent plusieurs facteurs du quotidien :

Cause Pourquoi ça assèche
Écrans On cligne beaucoup moins en fixant un écran
Âge La production de larmes diminue avec le temps
Lentilles de contact Elles réduisent la production de larmes
Air climatisé, chauffage Ils assèchent l’air ambiant
Certains médicaments et collyres Collyres du glaucome, produits avec conservateurs

Ce dernier point mérite attention : certains collyres eux-mêmes, notamment ceux qui contiennent des conservateurs, peuvent entretenir la sécheresse. Si vous travaillez sur écran, notre article sur la fatigue oculaire en télétravail complète utilement celui-ci.

Comment soulager les yeux secs au quotidien ?

Par des gestes simples, avant tout produit. L’Assurance Maladie recommande, devant un écran, de faire des pauses, de détacher le regard et de cligner plus fréquemment. L’INRS confirme que le travail prolongé sur écran provoque sécheresse, rougeurs et picotements, précisément parce qu’on cligne moins. Voici les réflexes qui aident :

  • Cligner volontairement plusieurs fois, régulièrement, surtout devant un écran.
  • Faire des pauses en regardant au loin quelques secondes.
  • Humidifier l’air avec un humidificateur ou des plantes vertes.
  • Éviter la climatisation et le chauffage soufflant en plein visage.

Un flacon de larmes artificielles en unidose et un humidificateur posés sur un bureau, près d’un ordinateur

Ces gestes ne coûtent rien et suffisent souvent à faire passer une gêne légère et occasionnelle.

Larmes artificielles : comment les choisir ?

En privilégiant les doses uniques sans conservateur. C’est la recommandation de l’Assurance Maladie, qui conseille de « préférer les doses uniques, sans conservateur, afin de réduire le risque d’infections ». La raison est concrète : certains conservateurs, comme le chlorure de benzalkonium, peuvent eux-mêmes irriter l’œil quand on s’en sert plusieurs fois par jour, comme le signale la base de données publique des médicaments. Côté fréquence, la posologie de référence est d’une goutte 3 à 4 fois par jour, et jusqu’à 8 fois si nécessaire. En tant qu’opticien, notre rôle est de vous orienter vers un type de produit ; nous ne remplaçons pas la prescription d’un médecin, et nous ne poussons aucune marque maison.

Yeux secs et lentilles : que faire concrètement ?

Adapter le port, sans renoncer forcément aux lentilles. Le port de lentilles est un facteur reconnu de sécheresse, car il diminue la production de larmes. Cela ne veut pas dire y renoncer : on peut alterner avec les lunettes, revoir la durée de port, ou vérifier que le type de lentilles vous convient toujours. C’est précisément le métier d’un opticien qui adapte des lentilles au quotidien. Si vous débutez, notre guide pour bien débuter les lentilles de contact donne les bons repères. En cas d’œil rouge ou douloureux avec des lentilles, on les retire et on consulte.

Quand faut-il consulter un ophtalmologiste ?

Dès que la gêne s’installe ou s’aggrave. C’est la limite claire entre le conseil d’un opticien et le diagnostic d’un médecin. Consultez sans tarder en cas de :

  • Douleur oculaire ou œil rouge qui ne passe pas.
  • Baisse de la vision, même passagère.
  • Sécheresse quotidienne qui dure malgré les gestes et les larmes artificielles.
  • Sensation de corps étranger ou de brûlure intense.

L’Assurance Maladie rappelle d’ailleurs qu’un contrôle régulier est recommandé, au moins tous les deux ans après 65 ans, pour dépister les maladies de l’œil plus fréquentes avec l’âge. Un doute sur votre confort visuel, une gêne à l’écran, des lentilles moins agréables ? Passez au 3 boulevard de Reuilly pour un point visuel, ou prenez rendez-vous : on vous oriente vers la bonne solution, et vers un ophtalmologiste si c’est nécessaire.

FAQ

Questions fréquentes

Détachez le regard de l’écran, clignez plusieurs fois volontairement, et humidifiez l’air de la pièce. En dépannage, une larme artificielle en dose unique sans conservateur apaise vite. Si la gêne revient tous les jours ou s’accompagne de douleur, il faut consulter un ophtalmologiste.

La posologie de référence est d’une goutte 3 à 4 fois par jour, et jusqu’à 8 fois si la gêne le justifie, selon la notice. Au-delà, ou si le besoin devient quotidien et durable, mieux vaut demander l’avis d’un ophtalmologiste plutôt que d’augmenter seul les doses.

C’est préférable en cas d’usage répété. L’Assurance Maladie recommande de privilégier les doses uniques sans conservateur pour réduire le risque d’infection. Certains conservateurs, comme le chlorure de benzalkonium, peuvent eux-mêmes irriter l’œil quand on les utilise souvent.

Le port de lentilles favorise la baisse de production de larmes : c’est un facteur reconnu de sécheresse. On peut espacer les journées de port, vérifier le type de lentilles et utiliser des gouttes compatibles. En boutique, on regarde ensemble votre confort ; pour tout signe médical, direction l’ophtalmologiste.

Le sérum physiologique rince et humidifie sur l’instant, mais il ne remplace pas un film lacrymal : il ne « répare » pas la qualité des larmes. Pour une sécheresse répétée, les larmes artificielles sont plus adaptées, et une gêne persistante mérite un avis médical.

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